Fondateur de section des Croqueurs de Pommes, protégé de Claude Scribe, ami de Maïté Dodin.
A lire dans "Des fruits plein les forêts" - Editions Amalthée
D'autre part, le greffage fragilise les arbres à tel point que certains fruitiers greffés exigent jusqu'à 30 traitements aux pesticides et aux fongicides par an et l'engrais est nécessaire en grande quantité.
En fait, la greffe impose à deux variétés de bois de vivre en un seul arbre, ce qui est contraire à la nature.
Les traitements indispensables aux pesticides et fongicides qui s'en suivent polluent les sols et les nappes phréatiques.
Les consommateurs de ces fruits sont ainsi fragilisés.
Tous les professionnels du bois savent que le bois greffé est impropre à la fabrication des charpentes, des menuiseries et des ébénisteries.
D'où le gâchis : si le bois greffé est malade, les fruits issus de ce bois sont-ils en bonne santé ?
On peut aussi comparer la greffe fruitière à la greffe humaine. Un être humain greffé de l'organe d'un autre est obligé de prendre des remèdes toute sa vie pour éviter le rejet de l'organe greffé.
Le fruitier greffé est lui aussi obligé d'être traité avec des pesticides, des fongicides et d'avoir des apports d'engrais réguliers.
Delà à conclure que les fruits produits par les arbres fruitiers greffés ne sont pas aussi aboutis sur le plan de la santé que les fruits des arbres fruitiers sauvages, cela nous parait une évidence.
René Lamy-Perret - La Forêt Fruitière - Cluny
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